Aïe, aïe, aïe ! Ça pique au Jardin de Cactus de Lanzarote

Article mis à jour le 15 mai 2024

Voici une découverte que j’ai vraiment adoré! Cette visite doit incontestablement faire partie de vos incontournables lors de votre séjour à Lanzarote, c’est indéniable! Imaginez-vous : vous vous retrouvez au cœur d’une plantation de plus de 4500 cactus avec plus de 1400 espèces différentes ! Ça vous pique hein?? Il y a de quoi! Le Jardin de Cactus est un lieu emblématique de l’île. Nombreux sont les chemins que vous traverserez à Lanzarote parsemés de lave, mais aussi de cactus. Ce jardin met donc en lumière toutes les variétés inimaginables de cactus que l’on peut trouver dans ce décor lunaire. Mais avant de vous parler en détail du jardin, je me dois de faire une halte sur un nom qui reviendra souvent à Lanzarote. Celui du célèbre César Manrique. Pourquoi je vous parle de César Manrique ? Quel est le rapport avec le Jardin de Cactus?

Tant de questions, auxquelles, je vous réponds un peu plus bas !

IL FAUT RENDRE À CÉSAR CE QUI APPARTIENT À CÉSAR

Avant de parler du Jardin de Cactus, il est important (selon moi) de mettre en lumière la personne qui a rendu ce lieu exceptionnel possible, à savoir César Manrique. Mais qui était-il?

Il faut savoir que vous verrez un peu partout sur Lanzarote, des sculptures, des lieux cultes qui lui rendent hommage. Cet homme est un artiste hors pair qui est né en ces terres et qui a décidé de valoriser le potentiel naturel de son île natale. Il a de multiples talents, car on le dit peintre, sculpteur, et architecte de renom à la fois, tant de facultés qu’il transmet à travers son art. Il ne se contente pas de créer des tableaux ou des sculptures, mais aussi des lieux qu’il bâtit à son image. De son vécu, soit de 1919 à 1992, il a voulu révolutionné l’image de Lanzarote, connue à cette époque comme une terre stérile enfouie sous la lave. Il a étudié les beaux-arts à Madrid, a vécu à New York et à ressenti le besoin par la suite de revenir à l’essentiel, son île. Son secret? Il a l’art et la manière (et c’est peu de le dire) de communiquer son art en créant des espaces de vie où il met en harmonie la lave, les roches et leurs couleurs, les bâtisses vernis à la chaux. Il écrira : « J’essaie d’être la main libre qui forme la géologie ». Cette phrase explique considérablement son attrait pour l’art-nature encore appelé le « Land Art ». Le « Land Art » est tout simplement une tendance contemporaine qui vise à utiliser dans une représentation, les éléments qu’offre la nature comme le sable, l’eau, les roches etc… En soit, les quatre éléments de la nature sont utilisés dans ces représentations : l’eau, la terre, le feu et l’air. Il faut dire que Lanzarote est la destination qui s’y prête parfaitement pour ce type d’art. L’eau est représentée par la mer, ce bleu azur que connaît cette île. La terre est représentée par la lave, la verdure, les bâtisses blanches, l’utilisation de divers matériaux. Le feu est l’élément le plus simple à comprendre, car on est sur l’île aux mille volcans, où le feu a régi et modifié la région à sa guise. L’air sera pour moi représentée par ces montagnes qui sont sous le joug du vent. Lanzarote est une île venteuse et l’action atmosphérique érode l’écorce terrestre en ces terres de façon accentuée. Ce Land Art que prône César Manrique sera mis en avant lors de son retour au pays, car il va acheter plusieurs terrains vierges et en faire des merveilles architecturales reconnues. Il ne se contente pas uniquement de sculpter, mais de composer, de faire conjuguer l’art et la nature. C’est d’ailleurs dans cette optique que je dirais que c’est un visionnaire, pur défenseur de la protection de l’environnement de son île. Vous le verrez, Lanzarote est d’ailleurs l’un des hauts lieux, où vous pourrez contempler ces œuvres comme les Fondations César Manrique qui correspondent à ses anciennes maisons, le Mirador del Rio, Jameos del Agua, le restaurant El Diablo au Parc Timanfaya ou encore la Casa Museo del Campesino. Ce sont tant de lieux dont je dois vous parler absolument (c’est prévu dans les articles à venir) qui permettent de sublimer la beauté de cette île de feu qu’est Lanzarote. Le génie créatif de Manrique est présent partout sur l’île!

Une sculpture à Arrecife représentant César Manrique

LE CACT

C’est grâce au Land Art, et donc à la contribution de César Manrique à travers ces œuvres qu’est né le CACT : Le centre d’art, de culture et de tourisme. Le CACT va regrouper toutes les œuvres culturelles touristiques de l’île, à savoir :

  • Cuevas de los Verdes
  • Casa Museo del Campesino
  • Jameos del Agua
  • Mirador del Rio
  • Castillo de San José
  • Montanas del Fuego
  • Jardin de Cactus

Pourquoi je vous en parle? Parce que vous avez ici, les sept attractions phares de l’île. Vous pouvez acheter les billets séparément pour chacune des attractions si vous le souhaitez. Néanmoins, je me dois de vous dire qu’il est plus avantageux de prendre un billet groupé pour les attractions que vous souhaitez absolument voir. En effet, si vous deviez prendre séparément chaque attraction, cela reviendrait à :

  • Mirador del rio : 5 euros pour un adulte, 2.50 euros pour les enfants de 7 à 12 ans, gratuit pour les enfants de 0 à 6 ans
  • Cuevas de los Verdes : 10 euros pour un adulte, 5 euros pour les enfants de 7 à 12 ans, gratuit pour les enfants de 0 à 6 ans
  • Casa Museo del Campesino : gratuit
  • Jameos del Agua : 10 euros pour un adulte, 5 euros pour les enfants de 7 à 12 ans, gratuit pour les enfants de 0 à 6 ans
  • Castillo de San José : 4 euros pour un adulte, 2 euros pour les enfants de 7 à 12 ans, gratuit pour les enfants de 0 à 6 ans
  • Montanas del Fuego : 12 euros pour un adulte, 6 euros pour les enfants de 7 à 12 ans, gratuit pour les enfants de 0 à 6 ans
  • Jardin de Cactus : 6.5 euros pour un adulte, 3.25 euros pour les enfants de 7 à 12 ans, gratuit pour les enfants de 0 à 6 ans

soit un total de 47.5 euros pour un adulte, 23.75 euros pour les enfants de 7 à 12 ans, gratuit pour les enfants de 0 à 6 ans.

Pour ma part, j’ai fait le choix de prendre un ticket CACT pour les six centres sachant que l’accès à la Casa Museo del Campesino est gratuit. Pour les six attractions, vous avez un prix global de 35 euros pour un adulte, 17.50 euros pour les enfants de 7 à 12 ans et gratuit pour les enfants de 0 à 6 ans. Mais vous avez aussi la possibilité de choisir entre trois centres ou encore quatre centres à visiter, si vous ne pensez pas tous les voir. Vous pouvez aussi y acheter des visites insolites, à savoir des visites la nuit dans ces lieux emblématiques pour certaines des attractions. À vous de juger ce qui vous attire le plus en termes d’expédition.

Je vous laisse bien évidemment le lien pour que vous puissiez faire vos emplettes.

NON, JE N’AI PAS OUBLIÉ DE VOUS PARLER DU JARDIN EN LUI-MÊME

Je vous ai parlé de César Manrique, du Cact, ce qui est une bonne chose, mais l’essentiel de cet article est tout de même le Jardin du Cactus ? N’est-ce pas?! J’y reviens !

Le Jardin de Cactus est surprenant. C’est la dernière œuvre de César Manrique créée en 1991. Ce sont plus de 4500 espèces qui viennent du monde entier, qui sont représentées ici. J’ai découvert des cactus dont j’ignorais totalement l’existence. On passe du Ferocactus Pilosus (non, vous ne ressortirez pas bête de cet article, car du latin, il y aura), un cactus dont les épines deviennent rouges en vieillissant, à l’Agave Shawii provenant du Mexique, qui peut atteindre jusqu’à quatre mètres de hauteur. Tant de variétés surprenantes comme le Cephalocereus Senilis (oui, je mettrais les images ci-dessous) surnommé « Tête de Vieillard » pour son aspect duveteux, ou l’Arbre Pieuvre de Madagascar qui a des petites épines, mais surtout des feuilles. Drôle de cactus ! Bref, nous n’allons pas devenir herboristes aujourd’hui, mais toutefois, je tiens à souligner l’immense diversité que vous allez retrouver en ces lieux.

Le Ferocactus Pilosus

L’Agave Shawii

La fameuse Tête de Vieillard

L’Arbre Pieuvre…
… dans toute sa splendeur

COMMENT Y ALLER?

Le Jardin du Cactus se trouve au nord-est de l’île est plus précisément à Guatiza. Mais au cas où, vous serez perdus, je vous partage ici la localisation. Le jardin est accessible tous les jours de l’année de 10h à 17h avec une dernière entrée à 16h30. Je vous conseille de venir aux alentours de 15h. Le jardin se vide généralement, ce qui vous laisse profiter du lieu paisiblement sans trop de monde.

CE QUE VOUS NE DEVEZ PAS LOUPER

Alors évidemment, il y a des choses à ne pas louper ici ! À mon sens, la visite se fait en une heure, voire une heure et demie, parce que vous aurez tant à regarder que le temps passera à une vitesse incroyable. À l’entrée, vous aurez immédiatement une vue d’ensemble sur tout le parc avec le moulin typique des lieux en arrière-plan. Ne lésinez pas sur les deux cases à votre droite et votre gauche, vous pourrez prendre de belles photos, comme si vous étiez derrière un hublot. Une fois ces dernières prises, il ne vous restent plus qu’à déambuler dans le jardin. Il ne faudra pas louper les fameux « Coussins de Belle-mère » encore appelé « Cojines de Suegra » (Echinocactus Grusonii). Oui, il s’agit bien d’une variété de cactus, et malgré son nom, je ne vous conseille pas de vous asseoir dessus! Cependant, ils doivent leurs noms à leur forme ronde et bombée. Une autre plante qui m’a fasciné (oui, j’aime la nature) est l’Aéonium, car elle a une belle rosace qui peut avoir plusieurs couleurs : du vert bleuté, du pourpre, mais aussi un sublime noir brillant. C’est peu commun de voir une plante arborée des tons de noir de la sorte. Il vous sera difficile de manquer l’Euphorbia Candelabrum, planté par César Manrique en personne, près de la boutique. Cette plante qui provient de l’Éthiopie est majestueuse tant par sa forme que par sa grandeur, soit sept mètres de hauteur.

En somme, force est de constater que le parc est pensé de A à Z. Eh oui, vous ne pourrez pas vous ignorer le décor minutieusement implanté par Manrique. D’ailleurs, le dessin qui figure pour les femmes et les hommes devant l’entrée des toilettes est une représentation iconique de « Hembra y Macho ». En dehors du Land Art, Manrique avait aussi un intérêt marqué pour le genre humain. On le soulignera dans la création de ces salles de bain au sein de ses maisons, mais aussi, ici, au Jardin du Cactus. Ces représentations sont des personnes imagées, généralement pulpeuses, dont les organes génitaux apparaissent de façon caricaturée. Il ne faut pas oublier qu’à cette époque l’art canarien est marqué l’érotisme. Dans la même optique, vous retrouverez dans la boutique, les « Fiancés d’El Mojón » encore appelés « Los Novios del Mojón », qui sont des statuettes créées par Dorotea Armas. Ces derniers représentent la fertilité chez les aborigènes.

En continuant la visite, vous pourrez contempler l’étang avec ses petits poissons, dont la fontaine a une forme caractéristique. On ne peut pas mentir, le jardin est vraiment sublime. Ce n’est pas pour rien qu’il a reçu le prix international Carlo Scarpa en 2017.

À partir d’ici, je vous invite à prendre de la hauteur. Pour cela, il vous faudra voguer vers l’un des derniers moulins de l’île, qui était d’ailleurs utilisé pour fabriquer le fameux « gofio », une farine de céréales grillées soit de maïs ou de blé. De là, vous pouvez décider d’explorer l’intérieur du restaurant avec son escalier en spirale et sa sculpture. Le clos du spectacle sera sur le toit du restaurant pour avoir une vue panoramique sur le jardin. Une fois le moulin atteint, il n’y a plus qu’à contempler la vue à 360 degrés!

Les toilettes pour homme avec la répreséntation Hembra y Macho
et pour les femmes
Comment une si petite chose peut-être à la fois très grande ?!

L’Aéonium

Les Coussins de Belle Mère

L’arbre sur la droite correspond à l’Euphorbia Candelabrum

 

 

La fontaine avec la boutique en arrière-plan
Los Novios del Mojon

On commence à prendre la hauteur

La vue à 360 degrés

Le moulin à gofio

MANGERIEZ-VOUS DU CACTUS?

Oui, je ne divague pas! Ce n’est pas très commun, mais j’ai bel et bien mangé du cactus. Rendez-vous au restaurant de ce lieu insolite pour en faire la découverte. Le restaurant du Jardin du Cactus offre une carte originale et savoureuse. Que pouvez-vous manger d’exceptionnel dans un endroit aussi épique ? Je suis une adepte des nouveautés et des nouvelles sensations, ce n’est certainement pas ici que j’allais me restreindre. Forcément, on me propose du cactus, j’accepte ! C’est parti donc pour des croquetas et un burger de cactus. Eh bien, figurez-vous que ce n’est pas mauvais du tout. Le goût est agréable en bouche. J’ai préféré les croquetas toutefois, le burger étant bourratif à la longue (j’aurais dû prendre le mini burger). Mon conjoint, lui n’a pas aimé, mais les goûts et les couleurs divergent. Et puis quand on sait que c’est riche en minéraux, antioxydants et anti-inflammatoire, on ne chipote pas hein ! Bien évidemment pour ceux qui souhaitent rester sur des basiques, il y en a aussi. Je vous laisse la carte du restaurant.

Testez et vous me direz ce que vous en pensez?!

Les croquetas au cactus
Le burger de cactus

La sculpture

Je pense pour ma part, vous avoir donné un panel d’information sur le jardin et je vous laisse sur ces quelques notes.

Retrouvez ici mes épingles de mon compte Pinterest.

Trotteusement vôtre, 

Cindy

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