Las Salinas de Janubio, une visite à en perdre la vue

On dit toujours que visiter un pays, c’est apprendre de sa culture. Bien que je profite des vacances, je pars toujours dans l’optique de découvrir les pratiques, les lieux importants d’un pays. Nous y sommes !

Qu’est-ce que Lanzarote produit en quantité astronomique ? Ici, l’agriculture a toute sa place. Lanzarote met un point d’honneur à pratiquer le « slow food ». Le « slow food » est un mouvement qui vise à mettre en avant le goût prononcé des mets à travers une agriculture qui conserve des pratiques anciennes et qui protège la biodiversité. Le but est de se réapproprier les plaisirs de l’agriculture locale, donc de valoriser par ce biais, les producteurs locaux et le patrimoine de la région. À Lanzarote, on y produit du vin, de l’aloès vera, des figues, et des fruits tropicaux à gogo, mais aussi du sel, et c’est sur ce dernier point que nous allons nous concentrer aujourd’hui.

Vous vous demandez sûrement, comment j’ai atterri dans une exploitation de sel ? Tout simplement grâce à la palette de couleurs des salines! On ne va pas se mentir, vu d’en haut, las Salinas de Janubio sont canons ! Je comptais aller simplement au Mirador de Janubio et continuer ma route, mais c’était sans compter sur le contraste des couleurs dans chaque bassin. Ça interpelle tout de même! Étant déjà intriguée, je n’allais pas m’arrêter en si bon chemin. Si comme moi, vous les apercevez, ne vous arrêter pas à sa beauté, descendez !

Ça en jette hein?!

Avant de mettre en lumière le travail de ces producteurs, il est important (selon moi, en tout cas) de faire un petit retour dans le passé.

METTRE SON GRAIN DE SEL DANS L’HISTOIRE DES SALINES DE JANUBIO

Oui, malgré les terres abruptes de Lanzarote, il faut souligner que les salines de Janubio possèdent l’une des plus grandes exploitations de sel dans les îles Canaries, ce qui n’est pas rien. Elles s’étendent sur plus de 450 000 mètres carrés. Si maintenant le tourisme est la principale source de revenus à Lanzarote, autrefois, la production de sel la surpassait. Il était vendu plus de 10 000 tonnes de sel par an dans les années 70. Il s’agissait d’une activité commerciale cruciale qui embauchait plus de 400 personnes. Aujourd’hui, même si la production n’est plus aussi conséquente, soit environ 2000 tonnes par an, las Salinas de Janubio restent un pilier dans la production de sel aux îles Canaries. Elles ont été construites en 1895 par Vicente Lleó Benlliure. Il en a fait une entreprise familiale qui de génération en génération a su faire perdurer ses valeurs. La lagune de Janubio s’est formée suite à l’éruption du Parc Timanfaya entre 1730 et 1736. L’éruption a causé la destruction du port Real de Janubio. Une barrière naturelle s’est érigée et le lac s’est formé. Ce lac a une importance capitale dans la mesure, où en plus d’être ornithologique, il est favorable à la cristallisation du sel.

Un monument pour rendre hommage au labeur des familles et aussi pour Francisco Padrón Vinas

UNE VISITE À LA CROQUE AU SEL

Comment se passe la visite?

Vous serez invité à partager cette expédition dans un petit groupe (on était sept) avec un guide qui parle aussi bien anglais qu’espagnol. Après avoir les avoir aperçu d’en haut, vous allez pouvoir vous promener entre les bassins. La visite est telle que l’on apprend beaucoup sur l’univers d’un saunier. Pour ma part, je n’imaginais pas que l’extraction de sel se faisait de la sorte. La saliculture (culture du sel) est le fait de récupérer du sel dans des marais salants. Les marais salants permettent d’obtenir du sel par l’évaporation due au soleil et au vent. La lagune qui a une salinité extrême, est donc pompée et transvasée dans des bassins. Le sel, par évaporation, se dépose sur la surface. Vous pourrez apercevoir les sauniers munis de leurs lousses à fleur (outil) qui récoltent le sel ou qui entretiennent les bassins. Ils déposent le sel en forme de pyramide sur les abords du bassin. Généralement, la récolte de sel se fait entre mars et août. Pendant cette visite, vous pourrez admirer la différence de couleurs dans les bassins. D’ailleurs, parlons-en de cette couleur ! La couleur rose saumon que vous voyez est due à l’artémie (artémia salina), un petit crustacé rouge qui aime vivre dans un milieu salin et qui se nourrit d’algues. Il y aura des teintes différentes dans chaque bassin. Aussi, le guide vous montrera dans un verre, la présence de ces organismes. D’ailleurs, l’artémie est l’emblème de ce lieu si atypique. Vous continuerez vers les moulins et les blocs de cristallisation de sel avant de retourner vers la « bodega », l’entrepôt de sel.

J’adore la dualité des bassins ! Magnifique

Voyez-vous le fameux crustacé? D’ici, j’en vois deux…

EMPLETTES SALÉES OU PAS?

Vous serez surpris de tout ce que l’on peut faire avec du sel ! Dans cette boutique, vous allez retrouver du sel (normal quoi!), mais aussi bien d’autres choses. La dernière étape de la visite est l’entrepôt et la boutique de sel. Après avoir testé les différents sels parfumés au chimichurri, à la tomate, au curry, ou encore au chocolat (oui, oui, j’ai bien dit chocolat), vous pourrez acheter de la liqueur, du vin, de la bière, du chocolat fabriqués avec du sel. Si vous êtes plutôt intéressé par les produits de beauté, vous trouverez des savons, des sels de bains pour vous faire plaisir ou pour offrir. Faites chauffer la carte bleue !

Fleur de sel au chocolat ! Je vous l’avais dit, hein ?!

COMMENT Y ALLER ? 

Le prix de la visite est de 22 euros par personne pour les adultes et 10 euros pour les enfants de 6 à 12 ans. Si vous souhaitez réserver l’excursion, je vous laisse le lien ici pour plus de facilité.

Vous êtes enfin prêt à y aller, je compte sur vous pour me dire votre ressenti en commentaire.

Retrouvez ici mes épingles de mon compte Pinterest.

Trotteusement vôtre,

Cindy

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2 réflexions sur “Las Salinas de Janubio, une visite à en perdre la vue

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