Parce que le voyage fait Vivre

En réalité, je devrais préciser dans ce titre que le voyage me fait vivre. Tout simplement, car c’est devenu vital, ma définition parfaite de l’évasion et de l’enrichissement. Mais je suis sûre que vous aussi, Amis Lecteurs, si vous êtes sur mon blog, c’est que vous recherchez l’évasion à travers mes écrits et peut-être plus, vous préparez un voyage et vous avez besoin d’informations. Savez-vous pourquoi, nous cherchons tant à aller ailleurs, à gambader sur de terres nouvelles? J’ai trouvé quelques explications autres que mes profondes aspirations.

ET SI ON SE BASAIT SUR LES ÉTUDES SCIENTIFIQUES ? 

Plusieurs recherches scientifiques prouvent que voyager a un impact majeur sur la santé mentale et physique. Pourquoi selon vous, nous sommes « addicts » au voyage, à cette sensation de légèreté qu’elle procure?

Lorsque l’on part s’évader, notre cerveau crée de l’endorphine, cette molécule de bien-être qui apaise et diminue le stress. Le stress est remplacé par le plaisir. C’est de là que vient le postulat suivant : en partant en voyage, nous réduisons les possibilités de faire une dépression. Déconnecter de la routine et prendre l’air sont des remèdes cruciaux contre l’état dépressif. C’est tellement vrai, que généralement quand tout va mal, nous avons le réflexe et ce besoin viscéral de partir (même si des fois ce n’est pas loin de chez nous) et de s’aérer, de marcher pour se sentir mieux. Il en est de même pour le voyage. Nous sommes généralement heureux de pouvoir partir, découvrir, de faire une pause et de se relaxer.

Selon le professeur Gilovich, professeur de la psychologie de Cornell University, le voyage procure un bonheur durable et impérissable. Le bonheur sera matérialisé par un souvenir heureux auquel l’on pensera et qui nous fera sourire peu importe le temps. Dans ce contexte, le bonheur créé est infini. Là aussi, je peux vous dire que c’est purement avéré. À chaque fois, que je pense aux voyages que j’ai effectués, j’ai instantanément le sourire aux lèvres. La question qui subsiste après cette réflexion est : Où pourrons nous aller cette fois-ci? Et c’est à ce moment que commencent des heures de recherches sur les sites de compagnies diverses et variées.

Par ce même biais, le souvenir permet de lutter contre la maladie D’Alzheimer. En effet, il a été prouvé que voyager diminue aussi les risques de développer cette maladie. Plus l’on voyage et plus les stimulus sensoriels sont avivés. Le cerveau est face à de nouveaux éléments qu’il doit assimiler, les neurones se développent et s’accroissent. Interagir avec autrui, apprendre à connaître les lieux sont des stimulants pour le cerveau ce qui permet de garder, conserver une santé mentale.

En plus de lutter contre la dépression, l’on accroît majoritairement la confiance en soi. Que soit par un voyage solo, en couple ou en famille, les voyages ne sont jamais linéaires : vous serez toujours confronté à une situation qui vous force à vous adapter. C’est aussi, se libérer de ces petites craintes et oser. Faire un rejet de tout ce qui nous semble familier et partir à l’aventure, explorer et qui sait, développer une personnalité, un aspect de nous-même qui était auparavant enfoui. On est donc dans le dépassement de soi, l’estime de soi. Par exemple, parler anglais devant un inconnu me paraissait insurmontable, l’anglais n’étant pas ma langue première. Vous me direz, ce n’est pas la mer à boire! Sans doute, toutefois, ce sont des petites choses de la sorte qui font que vous vous dépassez un peu plus chaque jour et que vous sortez de vos retranchements. Vous êtes forcément plus débrouillard à votre retour chez vous.

La réduction du stress préserve également le cœur et irradie fortement les crises cardiaques. Selon l’étude faite par la Transamerica Center for Retirement Studies, des vacances fréquentes permettraient de réduire les maladies du cœur. L’analyse montre que le fait de ne pas prendre de vacances, augmenterait de 20% la mortalité et 30% la probabilité de mourir d’un infarctus. Le mouvement permet d’être en bonne santé, c’est connu. On parle d’aspects psychologiques, car le bien-être est fondamentalement un ressenti en voyage mais, il y a aussi l’aspect physique. Eh oui, en explorant, nous nous bougeons plus qu’au quotidien ce qui est aussi bon pour la santé. Peut-être vous ferez une randonnée, ou vous gambaderez deux heures à pied dans la ville, vous irez marcher dans le sable ou faire une balade à vélo: tout cela est bénéfique pour le corps. Bizarrement (en vrai pas si bizarre que ça en y repensant), c’est pendant mes vacances que je perds davantage de poids et pourtant, je goûte à tout ce que le pays peut m’offrir sans lésiner. L’équation est simple : en temps réel, même si je fais du sport en semaine, je suis assise au bureau. L’impact est majeur ici, et je suis quasi-sûre que vous êtes dans le même cas, sauf bien évidemment si vous avez un travail manuel et éreintant.

Un autre point de vue intéressant que j’agrémente particulièrement est celui de Mr John Lehrer, l’auteur de « Why We Travel? » dans le journal « The Guardian », qui écrit sur la neuroscience et la psychologie. Selon lui, le voyage nous permet de prendre du recul sur les problèmes actuels de nos vies. Voyager permettrait de « dédramatiser » (bien que nous ne dramatisons pas forcément), de dénaturaliser un problème qui paraissait insurmontable sur le moment et de le voir sous un autre jour, puis le résoudre. C’est aussi le fait de changer de son quotidien. Même si vous ne savez pas où vous aller, où vous dormirez le soir, mais le simple fait d’être parti procure du bien-être.

ET MOI, COMMENT JE PERÇOIS LE VOYAGE? 

Si vous n’êtes toujours pas convaincu des bienfaits scientifiques du voyage exposés ci-dessus, je me dis qu’en vous donnant des aspects propres à ma perception, vous vous reconnaîtrez peut-être entre ces lignes. Outre les aspects scientifiques, je reste intimement persuadée que cela a du sens pour nous de découvrir de nouveaux horizons. Je vais essayer de vous détailler de façon succincte ce que j’en pense.

Pourquoi faut-il voyager?

Déjà, il y a selon moi cinq items cruciaux. Ces items sont en corrélation étroite les uns avec les autres :

La culture et l’ouverture d’esprit

Pour moi, l’attrait le plus marquant est l’envie de découvrir. Vous explorez un pays, une ville, une nation avec ses habitants. Forcément, vous vous ouvrez au monde extérieur pour mieux vous en imprégner. Vous échanger avec des gens sur vos habitudes et ils vous communiquent les leurs. Il n’y a pas meilleur moyen de comprendre comment ils fonctionnent. L’ouverture d’esprit est totale, vous êtes en immersion complète. Vous ne restez pas dans vos prérequis : nous avons généralement une idée, une perception d’un endroit qui peut être totalement différente de la réalité et ce qui fait la beauté du voyage, pouvoir mettre en conflit ce que l’on pense et la réalité. Au retour à la maison, vous aurez obligatoirement un esprit plus ouvert sur la situation actuellement du pays visité et vous verrez les choses différemment. Cela crée des souvenirs et des moments que vous pourrez retranscrire à vos proches, prêts à découvrir vos différentes péripéties.

L’apprentissage

S’il y a culture, il y a obligatoirement apprentissage, parfois même sans nous en rendre compte. Je suppose que vous êtes comme moi, vous apprenez des mots pour mieux échanger avec les locaux, vous essayez de participer aux traditions culturelles avec les habitants. Vous ressortez donc de ces vacances enrichi. Enrichi, parce que vous aurez découvert un lieu inconnu, parce que vous aurez compris comment ils vivent, et aussi parce que vous aurez retenu toutes ces informations qui vous captivent. Ce sont des éléments que d’autres ne savent pas parce qu’ils n’auront pas fait le même chemin que vous (même si nous parlons d’une même nation), ils l’auront assimilé et ils les retiendront de façon différente par rapport à vous. C’est ici, que s’installe la perception. Elle fera la différence entre deux individus ayant été au même endroit. Des éléments seront marquants pour vous et pas pour d’autres et donc, l’apprentissage ne sera pas le même. Par définition, l’homme est curieux. Voyager est donc synonyme d’apprentissage inné. L’apprentissage peut-être aussi dans la découverte de soi. L’on peut se surprendre et se dépasser dans certaines circonstances ou certaines activités. C’est être aussi à l’écoute de soi et se muer en fonction de la situation.

La détente

Même si je ne me repose pas beaucoup physiquement parlant, en voyage, je me repose moralement, ça c’est sûr. La détente est indéniable. Je ne reviens pas sur tout l’aspect scientifique, mais il est sûr que nous sommes plus heureux en voyage. Le simple fait de savoir que nous sommes à l’approche d’un départ, diminue considérablement l’irritabilité que l’on a pu avoir la veille. Vous savez que vous aurez la possibilité de vous détendre et cette idée vous plaît déjà. La détente peut être réalisée aussi bien par un bain de soleil sur un transat que par une randonnée au cœur de la montagne. La détente est donc, morale, ou physique ou les deux à la fois. C’est le moment de faire le plein en énergie et de recharger les batteries.

Je ne sais pas pour vous mais détente = sport chez nous. D’où cette photo en Martinique où nous explorons les mangroves 🙂

Appréciation de ce que l’on a

Le voyage permet de prendre du recul et de relativiser, de voir comment cela se passe ailleurs, loin de son petit chez soi. Même si j’adore voyager, j’adore également rentrer chez moi. Eh oui, on apprécie après un long séjour de pouvoir rentrer chez soi et de savourer les petits plaisirs simples de son foyer. C’est généralement le moment où l’on se gratifie de ce que l’on a. Toujours synonyme d’apprentissage, on réalise la chance que nous avons par rapport à d’autres et on en ressort positivement plus humble.

Donner un sens à la vie

Le monde est pour moi un livre sans fin. Il y a tant d’endroits à explorer à connaître, il nous faudrait un minimum de mille vies pour tout faire, et encore. Le voyage est donc une façon de donner un sens à sa vie, de laisser libre court à ces moments de pure cohésion, de couper le rythme de son quotidien. C’est pour moi ce qui nous définit, je m’explique. Chaque voyage laissera son empreinte sur votre ressenti et ce que vous aspirez à faire. Sans parler de la sensation procurée, cela nous rend inventif, plus curieux, et surtout admiratif devant l’adversité.

Et vous, selon vous, pourquoi vous aimez voyager? Quels serait selon vous vos cinq items? J’aimerais bien savoir si vous vous retrouvez à travers ces lignes, laissez moi des commentaires et on en discute 🙂

Par les temps qui courent, le voyage n’est pas forcément possible et ça me manque. Toutefois, ce n’est pas une fin en soi, il existe aussi le voyage intérieur et de surcroît, j’ai plus de temps pour peaufiner mes articles (en vrai je suis à la traîne 🙂 ). C’est le moment d’explorer vos capacités, vos créations. Je souhaite de tout mon cœur, amis lecteurs, que vous vous portez bien. Restez en sécurité chez vous (dans la mesure du possible) !!

2 réflexions sur “Parce que le voyage fait Vivre

  1. J’ai trouvé ton analyse sur le bien-être que procure le voyage très intéressante, surtout l’idée liée à la réduction du stress : je pense que c’est exactement ce que je ressens. C’est certain que par les temps qui courent, on ne peut plus trop voyager, mais je pense qu’on peut néanmoins profiter de ce temps « libre » pour voyager autrement, par la lecture, l’écriture ou des activités manuelles. Merci pour cette pensée du jour.

    1. Merci pour ton commentaire. C’est sûr que la situation actuelle invite à faire d’autres types de voyages, intérieurS cette fois-ci. C’est peut-être le temps de remise en question, vérification de nos capacités. Personnellement, j’en profite pour lire, écrire, dessiner (eh oui ça fait aussi parti des mes hobies), cuisiner (c’est une horreur, heureusement que je fais du sport à côté), et neflixer :), ce qui me fait le plus grand bien 🙂

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